Métaballes
Dix gouttes souples qui dérivent, fusionnent puis se séparent, avec le temps animé.
Les métaballes sont un classique de l'infographie, introduit par Jim Blinn en 1982 pour dessiner des molécules : chaque boule est un champ, maximal en son centre et décroissant avec la distance, et la forme dessinée est la surface où la somme de tous les champs atteint un niveau fixé. Une boule seule donne une sphère. Quand deux boules se rapprochent, leurs champs s'additionnent : les deux sphères se relient par un col et se fondent en une seule goutte, puis, quand elles s'éloignent, la goutte s'étire et se sépare de nouveau en deux.
Ici, la boule k est placée au point (a(k), b(k), c(k)) et apporte le champ \frac{2}{5r^2} , où r est la distance à ce point. La surface implicite \sum_{k=1}^{10} \frac{2}{5r_k^2} = 1 est calculée par l'algorithme des marching cubes dans la boîte ; une boule isolée est donc une sphère de rayon \sqrt{2/5} \approx 0.63 . Chaque coordonnée d'une boule suit un sinus du temps T , dont la fréquence et la phase dépendent de k . Les dix boules parcourent ainsi des orbites différentes, proches de courbes de Lissajous, et se retrouvent sans cesse en de nouveaux groupes. La surface est colorée selon la hauteur par une palette arc-en-ciel.
D'après un graphique Desmos de nekonaomii.
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